30 août 2008

Le Département Central du Service de la Poste Interarmées

Créé et implanté à PARIS le 1er mai 1948, il prit successivement les appelations de Section Centrale de la Poste aux Armées (SCPA), de Direction Centrale de la Poste aux Armées (DCPA) et pour finir de Département Central du Service de la Poste Interarmées (DCSPI).

Implanté à l'origine 51 bis boulevard Latour-Maubourg (VIIe arrondissement de Paris), il sera ensuite déplacé à la Caserne de Lourcine (37 boulevard de Port-Royal - XIIIe arrondissement) avant d'être transféré, en 1990, dans les locaux actuels du Fort-Neuf de Vincennes (XIIe arrondissement).

Service à compétence nationale, son Directeur est responsable devant le ministre de la Défense et la Direction du Courrier du Groupe La Poste de l'organisation et du fonctionnement du Service.

Jusqu'au 26 juin 2003 existait également la 1ère Compagnie de Poste Militaire, unité formant le corps chargé de l'administration et de la gestion du personnel.



Enveloppe à en-tête avec cachet type Marianne de la Section Centrale de la Poste aux Armées et oblitération mécanique du bureau de poste de Paris 7e Rue Cler (12/08/1957).



Enveloppe à en-tête de la Direction Centrale de la Poste aux Armées avec oblitération mécanique du bureau postal militaire de Paris Armées 01 (26/12/1991).



Enveloppe de La Poste avec cachet du Département Central du Service de la Poste Interarmées et timbre à date du DCSPI (05/12/2006).


26 août 2008

Un bureau temporaire en Allemagne

Un bureau temporaire, doté d'un timbre à date grand format illustré (Cf. reproduction ci-dessous), sera rattaché les 13 et 14 septembre 2008 au bureau postal interarmées 532 de SAARBURG (Allemagne), à l'occasion de l'inauguration des salles franco-allemandes du musée de Mayence.



24 août 2008

Le bureau postal interarmées 630 de BANGUI

Le bureau postal interarmées 630 a été ouvert officiellement le 1er août 2007 à BANGUI (République de Centrafrique) afin de desservir les militaires français de l'opération BOALI, mission de soutien à la Force multinationale (FOMUC) de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) déployée en octobre 2002 en République de Centrafrique.



Photographie du bureau postal interarmées 630 de Bangui, tirée du calendrier 2008 du Département central du service de la poste interarmées


Il dessert désormais le Détachement multinational de Birao ainsi que l'état-major tactique (EMT) de Boali, qui font partie de la force européenne déployée au Tchad et en République de Centrafrique (EUFOR Tchad/RCA).



Le bureau postal interarmées 630 est armé par un sous-officier du service de la poste interarmées et n'est doté que d'un timbre à date manuel.



Enveloppe avec cachet du Détachement BOALI de Bangui-M'Poko et timbre à date du bureau postal interarmées 630 (31 janvier 2008)

23 août 2008

Le bureau postal militaire 617 de FORT LAMY (Tchad)

Lorsque le Tchad accède à l'indépendance en 1960, l'Armée Nationale Tchadienne (ANT) embryonnaire et l'administration se montrent incapables d'assurer la continuité du pouvoir. Jusqu'en 1961, une notable partie du territoire tchadien, celle des nomades en particulier, était encore administrée par des militaires français.

En 1961, les premiers troubles éclatent au Logone et en 1963 à Fort Lamy. En 1965, la France, en vertu des accords signés, évacue ses garnisons du Borkou, de l'Ennedi, du Tibesti, du Kanem et du Ouaddaï, y laissant ainsi un vide administratif.

Après le départ de l'administration française du nord du Tchad, des troubles commencent à éclater dans la région, entre les Toubous nomades musulmans, et l'administration tchadienne, appartenant en majorité à l'ethnie Sara originaire du sud.

A partir de 1966, le Front de libération nationale du Tchad (FROLINAT) tente d'exploiter à des fins politiques le mécontentement général, alors que les réfugiés Toubous de Libye commencent à organiser la rébellion de l'extérieur. Ces troubles aboutissent en mars 1968 à la prise du poste d'Aouzou par les rebelles.

En vertu des accords militaires passés entre les deux pays, le Tchad fait appel à la France pour dégager le poste d'Aouzou après l'échec de l'opération menée par l'ANT en août 1968.

Le gouvernement français décide d'apporter initialement son soutien militaire, puis un soutien administratif, afin de régler globalement le problème tchadien. Le chef de la mission de réforme administrative et le général délégué militaire au Tchad sont mis en place en avril 1969 mais le climat se détériore rapidement et leurs rapports avec l'armée tchadienne sont tendus. A cet effet, l'Etat-major franco-tchadien (EMFT) est créé.

Son objectif principal est d'enrayer au plus vite la progression des rebelles et de réorganiser l'armée tchadienne, opérations menées par la compagnie parachutiste (CPIMa) du 6ème Régiment interarmes d'outre-mer (6° RIAOM) et un état-major tactique (EMT) du 2ème Régiment étranger parachutiste (2° REP), relevé en avril 1970 par un EMT de composition identique mis sur pied par le 3ème Régiment d'infanterie de marine (3° RIMa) et composé de jeunes engagés.

A la fin de l'année 1970, la région du BET (Borkou - Ennedi Am Timan -Tibesti) est la préoccupation première du commandement français. Cela débouche sur une opération d'envergure, de janvier à mars 1971, destinée à assainir cette région afin de faciliter le maintien de l'armée tchadienne après le retrait des forces françaises.

En août 1971, les relations sont rompues entre le Tchad et la Libye, qui apporte son soutien aux rebelles. Le Colonel Kadhafi reconnaît le FROLINAT en septembre 1971. Il l'aide en lui fournissant de l'argent, des armes, un temps d'antenne à Radio Tripoli. De leur côté, les autorités du Soudan, qu'elles en aient ou non la volonté, sont incapables de contrôler les groupes dissidents tchadiens implantés chez elles.

Début février 1972, une opération est décidée pour rechercher et détruire des bandes rebelles qui se regroupent pour commettre des exactions et qui se réfugient ensuite soit en pays Moubi, soit dans la boucle du Batha.

Les pertes de l'adversaire sont importantes mais les bandes rebelles ne sont pas détruites et le FROLINAT bénéficie toujours d'un soutien libyen important. Les forces franco-tchadiennes parviennent cependant à ouvrir des itinéraires à la circulation et démontrent qu'aucune zone n'est hors d'atteinte de leur action.

L'intervention française a ainsi permis de rétablir l'autorité de l'État tchadien. L'EMFT est dissous et la présence française se réduit progressivement. Cependant, le désengagement en août 1972 ne sera que provisoire ; la France reviendra au Tchad, dans le cadre de nouvelles interventions.



Enveloppe recommandée avec timbre à date du bureau postal militaire 617 de Fort Lamy (23 octobre 1970)


Les militaires français étaient desservis par le bureau postal militaire 617 qui fonctionna à FORT LAMY, capitale du Tchad (qui deviendra N'Djamena en 1973), du 1er juin 1970 au 24 octobre 1975. Il était doté de timbres à date manuels et d'une machine à oblitérer SECAP.



Enveloppe avec timbre de franchise militaire type drapeau, cachet du Vaguemestre des secteurs postaux 85110, 85112 et 85121 et timbre à date du bureau postal militaire 617 de Fort Lamy (20 juin 1972)


Le bureau postal militaire 617 sera ensuite réactivé à N'DJAMENA pour les opérations TACAUD (1978/80), MANTA (1983/84) puis EPERVIER (1986 à aujourd'hui).



Enveloppe avec timbre de franchise militaire type drapeau, cachet du Vaguemestre de l'Ecole de Gendarmerie du Tchad et oblitération mécanique du bureau postal militaire 617 de Fort Lamy (20 juin 1972)

22 août 2008

La prévôté et les O.P.J.F.A.

En droit français, la notion de crise, définie comme une situation intermédiaire entre paix et guerre, n'a pas d'existence juridique. Ainsi, l'engagement de la France hors du territoire national s'effectue en l'absence d'un cadre légal spécifique.

La gestion des crises est donc maintenue dans le droit commun français, auquel il convient d'ajouter des dispositions de portée internationale tels que la Convention sur le statut des forces qui organise, au minimum, un privilège de juridiction, et les règles d'engagement qui, de manière schématique, constituent le cadre de l'action militaire défini par l'autorité politique.



Enveloppe avec cachet de la Brigade prévôtale de Gracac du Bataillon d'infanterie (BATINF) de la Force de protection des Nations Unies en ex-Yougoslavie (FORPRONU) en Croatie, timbre à date du bureau postal militaire 654 de Gracac et cachet de franchise militaire de la Force (19 octobre 1992)



Enveloppe avec cachets du Maréchal des Logis OSTERTAG Prévot et Officier de police judiciaire des forces armées (OPJFA) de la Brigade prévôtale de Kakanj du Bataillon de génie en Bosnie-Herzégovine (BGBH) de la FORPRONU et cachet de franchise militaire de la Force (11 septembre 1993)


Ainsi, le membre des forces françaises opérant ou déployé à l'étranger, notamment dans une opération multinationale, reste sous l'emprise de ces textes et du droit français.

Depuis 1999, le Tribunal aux Armées de Paris (TAP) est seul compétent pour connaître de ses actions ou omissions pénalement litigieuses conformément à l'article 59 du Code de justice militaire (CJM).



Enveloppe avec cachet de la Brigade prévôtale de Phnom Penh (Cambodge) et cachet de franchise militaire de l'Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge (APRONUC - 04 février 1993)



Enveloppe avec cachet du Détachement prévôtal de l'opération ORYX et timbre à date du bureau postal militaire 613 de Baïdoa (24 mai 1993), adressée à un maréchal des logis chef de la Brigade prévôtale du Bataillon d'infanterie de l'APRONUC à Sihanoukville


Le procureur de la République près ce tribunal est assisté par des officiers de police judiciaire des forces armées (O.P.J.F.A.), militaires de la gendarmerie qui servent dans les prévôtés, et dont l'une des missions est l'exercice de la police judiciaire aux armées. A ce titre, ils constatent les infractions de toute nature et en avisent le magistrat compétent.

La prévôté a pour principale mission d’assurer le respect du Droit au sein des armées françaises en campagne à l’extérieur des frontières nationales. Cette prérogative fut confiée dès le Moyen-Age aux premières Maréchaussées puis, à partir du 16 février 1791, à la Gendarmerie nationale.



Enveloppe à en-tête du contingent français de l'IFOR avec cachets du Peloton prévôtal de surveillance et d'intervention de Mostar (Bosnie-Herzégovine) et oblitération mécanique du bureau postal militaire 660 de Mostar (04 janvier 1997)


Au cours des engagements contemporains, les gendarmes appelés « prévôts » (dans ce cadre missionnel particulier) participent aux différents déploiements militaires français.

A l’appui du Règlement sur le service de la Gendarmerie en campagne du 26 janvier 1954, les missions prévôtales sont les suivantes :

- mission de police générale militaire, qui comprend le maintien de la discipline générale, le maintien de l’ordre et la sécurité des forces ;

- mission de police de la circulation routière de défense (généralement attribuée aux unités du Train).

- mission de police judiciaire militaire auprès des justiciables militaires et civils français relevant de la Défense ;



Enveloppe avec cachet de la Brigade prévôtale de Kaboul (Afghanistan) du Bataillon français de la FIAS et timbre à date du bureau postal militaire 240 de Kaboul (09 août 2002)


Des trois premières missions, la mission judiciaire est certainement la plus fondamentale à exercer au sein des armées. Elle garantit l’application des règles qui caractérisent la vie des institutions au sein d’un Etat de droit.

21 août 2008

Le bureau postal interarmées 125 de la FINUL (suite)

Dans notre dernier billet consacré au bureau postal interarmées 125, nous vous avions présenté un nouveau modèle de cachet de franchise militaire de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) en service dans ce bureau.

Nous venons de recevoir un aérogramme de la FINUL portant l'empreinte d'un autre modèle de cachet de franchise militaire de la Force : il s'agit d'un cachet simple cercle de 38 mm de diamètre avec mention "UNITED NATIONS INTERIM FORCES IN LEBANON", apposé à l'encre bleue.
Dans la date, le mois en rédigé en langue anglaise (AUG = August = août).



Aérogramme de la FINUL avec cachet de l'Adjudant DEBORDE Officier de police judiciaire des forces armées (OPJFA) Commandant de la Brigade prévôtale de Deir-Kifa et cachet de franchise militaire de la Force (13 août 2008)

20 août 2008

Une rare marque postale accessoire du bureau postal militaire 507

Un collègue marcophile vient de m'envoyer une photocopie d'un pli fort intéressant.

Il s'agit d'une enveloppe postée le 14 septembre 1995 au bureau postal militaire 507, qui fonctionna à BADEN-BADEN (Allemagne) du 30 juillet 1945 au 30 novembre 1999, et qui a été retournée à l'envoyeur car le destinataire n'habite pas à l'adresse indiquée.

Elle comporte une marque postale accessoire que nous n'avions jamais rencontré à ce jour : griffe linéaire sur 3 lignes avec mentions "PARVENU EN MAUVAIS ETAT / AU BPM 507 / REPARE PAR NOS SOINS".




Le bureau postal militaire 507 était l'un des plus gros BPM français fonctionnant en Allemagne. Il desservait notamment l'état-major des Forces françaises en Allemagne (FFA puis FFSA) et connaissait un trafic postal très important.


18 août 2008

Le bureau postal interarmées 532

Le bureau postal interarmées 532 fonctionne à SAARBURG (Allemagne) depuis le 1er mai 1991. Il a pris la suite du BPM annexe 526 B.

Il dessert actuellement principalement le 16ème Bataillon de chasseurs, qui compte dans ses rangs environ 1 .150 personnels dont 50 officiers, 280 sous officiers et 820 militaires du rang et qui appartient à la 2ème Brigade blindée.

"La gazette de Saarburg-Trier" de juillet-août 2008 consacre une page au bureau postal interarmées. On y apprend que, compte tenu de l'avenir de la Poste interarmées et de la situation des effectifs au BPI de Saarburg, il a été nécessaire de revoir l'organisation du bureau et de mettre en place de nouveaux horaires aussi bien en ce qui concerne l'acheminement du courrier que l'ouverture du guichet à la clientèle.



Par comparaison, les horaires d'ouverture du bureau postal interarmées 532 de Saarburg étaient, jusqu'au mois de juin 2008, les suivants :

- lundi à jeudi : 09h00 à 11h30 et 14h00 à 16h00
- vendredi : 09h00 à 11h30

10 août 2008

Le bureau postal militaire 406

Le bureau postal militaire 406 fut créé le 25 janvier 1946 à SAIGON (Indochine). Il fonctionna ensuite à HAIPHONG de mars 1946 à mai 1955.

Il était rattaché aux Troupes Françaises d'Indochine du Nord (voir notre billet précédent : La poste militaire des T.F.E.O.) puis aux Forces Françaises du Nord Vietnam (voir : La poste militaire des F.T.E.O.).



Recto et verso d'un bulletin de sortie de l'hôpital expédié en franchise militaire comportant le cachet officiel du Médecin-chef de l'Hôpital Commandant Domairon et le timbre à date du bureau postal militaire 406 d'Haïphong (06 février 1953)


09 août 2008

Le bureau postal militaire 617 et l'opération MANTA

Le 21 juin 1983, les forces coalisées du Gouvernement d'Union Nationale de Transition (GUNT), précédant d'importantes unités libyennes, franchirent la frontière tchadienne et se lancent à travers le désert, en direction de N'Djamena, la capitale d'un État déchiré par vingt années de guerre civile.

L'opération MANTA est une opération militaire française qui s'est déroulée au Tchad entre 1983 et 1984.

L'opération Manta débute le 10 août 1983, par l’envoi de 314 parachutistes français à N’Djamena, à la demande du Président Hissene Habré, après l'intervention des forces libyennes aux côtés des partisans de Goukouni Weddeye dans le nord du Tchad. Elle a pour vocation à empêcher l’ingérence libyenne.

Cette opération mène au partage du pays en 2, à hauteur du 16ème parallèle afin de séparer les belligérants tchadiens et libyens. Le 2ème Régiment Etranger Parachutiste intervient de chaque côté du 16e parallèle face au GUNT.

Cinquante jours plus tard, après que la France et les États-Unis eurent commencé de fournir à l'armée d'Hissène Habré un soutien logistique, une compagnie de parachutiste d'infanterie de marine franchit à son tour la frontière, officiellement pour instruire les FANT (Forces Armées Nationales Tchadiennes) trop peu nombreuses et trop peu armées pour arrêter l'envahisseur.

Ce faible effectif se transforme, en 2 mois, en un Groupement de près de 3.000 hommes, appuyés par une vingtaine d'hélicoptères de combat et une trentaine d'appareils de l'armée de l'air et de l'aéronautique navale, soutenus par les Eléments français d'assistance opérationnelle (EFAO) de République Centrafricaine (RCA) où s'était installé la base arrière.

La force d'intervention "Manta", la plus importante que la France ait envoyé outre-mer depuis la fin de la guerre d'Algérie, a mis en place un important dispositif dissuasif auquel les forces en présence ont évité de s'affronter.

En septembre 1984, la France et la Libye concluent un accord aux termes duquel elles s'engagent à évacuer le Tchad. Le 1er décembre 1984, le dernier soldat français quitte le Tchad, mais la Libye ne respectant pas ses engagements, le 17 Février 1986 la France lance l'opération EPERVIER.



Enveloppe recommandée avec "puce" et timbre à date "POSTE AUX ARMEES" du bureau postal militaire 617 de N'Djamena (24 août 1983)


Les militaires français de l'opération MANTA étaient desservis par le bureau postal militaire 617 qui fonctionna à N'DJAMENA, du 13 août 1983 au 06 novembre 1984. Ce bureau fonctionna à plusieurs reprises dans le pays ; actuellement il dessert les Eléments français au Tchad (EFT) de l'opération EPERVIER.

08 août 2008

La "WASt"

Ce bureau officiel de renseignements, prévu à l'article 77 de la Convention de Genève du 27 juillet 1929 relative au traitement des prisonniers de guerre, fut créé à Berlin W 30 peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Rattaché au Haut-Commandement des forces armées allemandes, il prit ses fonctions le 26 août 1939 sous la dénomination de "Service de renseignements de la Wehrmacht pour les pertes de guerre et les prisonniers de guerre" (Wehrmachtsauskunftstelle für Kriegerverluste und Kriegsgefangene - WASt).

Outre la communication de renseignements sur les prisonniers en captivité allemande, il avait pour tâches principales d'enregistrer les pertes subies par l'armée allemande (blessures, maladies, décès et disparations) et de traiter ces informations, au double plan, notamment, de l'état civil et du fichier officiel des tombes de guerre.

En août 1943, la WASt fut transférée en Thuringe, pour partie à Saalfeld, pour l'autre à Meiningen. Après l'occupation de la Thuringe, elle fut placée le 12 avril 1945 sous le contrôle de la Commission militaire américaine.



Enveloppe à en-tête des Services d'exploitation des archives WASt du Gouvernement militaire français de Berlin et oblitération mécanique KLUSSENDORF du bureau postal militaire 600 de Berlin (09 novembre 1973)


Le 1er juillet 1945, peu avant l'occupation de la Thuringe par les forces armées soviétiques, les autorités américaines en ordonnèrent le transfert à Fürstenhagen, près de Kassel. Fin janvier 1946, la WASt revint enfin à Berlin et y recut sa dénomination actuelle, qui est la traduction littérale de la désignation américaine.

Par décision du Conseil de Contrôle allié du 14 juin 1946, la WASt fut chargée de poursuivre ses activités résultant tant des obligations internationales que des tâches fixées dans la législation du Reich. Elle fut parallèlement placée sous l'autorité du Groupe français du Conseil de Contrôle.

Dans les premières années d'après-guerre, le Service allemand (WASt) reçut de nombreux et volumineux documents d'autres organisations militaires et paramilitaires.



Courrier officiel en franchise avec cachet du Service d'exploitation des archives WASt du Gouvernement militaire français et oblitération mécanique SECAP à lignes ondulées du bureau postal militaire 600 (29 mai 1990)


En décembre 1990, elle a de plus repris un volume important de documents de l'ex-"Wehrmacht", jusqu'alors déposés aux Archives militaires de Potsdam et aux Archives d'Etat de l'ex-RDA-service détaché de Dornburg - près de Zerbst/Anhalt, aux fins d'exploitation.

Les tâches initiales du Service (WASt) furent sensiblement élargies par une importante législation sur les suites de guerre. Aussi est-il, en raison du caractère unique de sa documentation, très fréquemment sollicité pour tout ce qui a trait à un service dans la Wehrmacht et aux incidences qui en résultent dans un grand nombre de domaines.

Suite à un accord administratif conclu le 9 janvier 1951 entre la République Fédérale d'Allemagne et le Land de Berlin, le Service (WASt) est une administration du Land de Berlin. Il y relève de l'Administration du Sénat pour la Santé et les Affaires Sociales et est placé sous la tutelle du Président de l'Office du Land de Berlin pour la Santé et les Affaires sociales.
Sur une surface de 15 500 m2, le Service allemand WASt gère au sein de ses bureaux près de 3 600 tonnes de dossiers et de fichiers. La WASt possède les documents suivants :

- Un fichier central alphabétique comprenant plus de 18 millions de fiches individuelles de combattants de la seconde guerre mondiale (soldats de la Wehrmacht et personnels des formations militaires ou paramilitaires).

- Plus de 100 millions d'informations nominatives dans les registres de plaques d'identité et les listes de mutations de personnels des unités de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale.

- Plus de 150 millions d'informations individuelles dans les listes de pertes des unités de la Wehrmacht, de même que d'autres formations militaires de la Seconde Guerre mondiale.

- Plus de 2,1 millions de dossiers des personnels de la Marine allemande (Marine impériale allemande, Marine provisoire du Reich, Marine du Reich, Marine de guerre, service de déminage allemand et Marine marchande réquisitionnée pour la période 1871-1947.

- Plus d'1 million de dossiers des personnels de la Wehrmacht (armée de terre et armée de l'air) comme par exemple livrets matricule, livrets militaires, etc.

- Plus de 15 millions de documents concernant des combattants allemands, autrichiens et leurs alliés de la seconde guerre mondiale faits prisonniers par les forces alliées (principalement françaises, américaines et britanniques), ainsi que des documents de libération de captivité de prisonniers venant de l'est.

- 1,5 million de documents (reliquat) relatifs à des prisonniers étrangers en captivité allemande.

- Un fichier central des tombes de guerre se rapportant à des décès et comprenant 900 000 avis individuels pour la Première Guerre mondiale et 3,1 millions pour la Seconde Guerre mondiale.

- Divers documents individuels et collectifs comme par exemple un fichier des officiers des armées de terre et de l'air, des pièces justificatives de remise de décorations, etc.



Enveloppe avec cachet du Bureau de liaison avec la WASt de l'Ambassade de France en RFA et oblitération mécanique SECAP à lignes ondulées du bureau postal militaire 600 (03 mai 1994)


07 août 2008

Le bureau de réclamations et rebuts postaux de la Poste Navale (suite)

En complément à notre précédent billet consacré au service des rebuts postaux de la Poste Navale, nous vous présentons ci-dessous la reproduction d'une autre enveloppe.

Il s'agit d'une enveloppe N°827-1 du Centre des recherches du courrier de Libourne (localité rayée) utilisée par le service des rebuts de la Poste Navale à Paris.



Enveloppe N° 827-1 du Centre des recherches du courrier de la Marine pour la réexpédition d'une lettre tombée en rebut, cachets de la Direction de la Poste Navale Centrale et timbre à date du bureau postal naval de Paris (21 février 1972)

06 août 2008

Tranches de vie de casques bleus français de la FORPRONU (suite)


- Aérogramme en franchise expédié par des casques bleus du Bataillon de génie de Kakanj (Bosnie-Herzégovine - 04 novembre 1995), adressé à un adjudant du 5ème Régiment de commandement et de soutien de Landau (Allemagne) :





- Aérogramme en franchise expédié par un "casque blanc" de la Mission d'observation de la Communauté européenne en ex-Yougoslavie à Split (Croatie - 11 janvier 1995) :




05 août 2008

Tranches de vie de casques bleus français de la FORPRONU

Les casques bleus de la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU) en ex-Yougoslavie ont été dotés d'aérogrammes de l'ONU pour leurs correspondances personnelles, expédiées via le système de franchise militaire de la force.

La lecture de ces aérogrammes nous permet de découvrir d'intéressantes tranches de vie de ces soldats de la paix qui devaient souvent accomplir leurs missions dans des conditions difficiles (cliquer sur les reproductions pour les agrandir).


- Aérogramme en franchise expédié par un adjudant-chef du bureau postal militaire 654 de Gracac (Croatie - 08 mars 1993) :




- Aérogramme en franchise expédié par un lieutenant de la 1ère compagnie du Bataillon d'infanterie n° 1 de Gracac (Croatie - 22 septembre 1993) :





- Aérogramme en franchise expédié par un lieutenant de l'état-major du secteur de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine - 11 octobre 1993) :





- Aérogramme en franchise expédié par un casque bleu de la compagnie de génie du Bataillon d'infanterie n° 3 de Bihac (Bosnie-Herzégovine - 17 novembre 1992) :





- Aérogramme en franchise expédié par un gendarme de la Brigade prévôtale du Bataillon d'infanterie n° 3 de Bihac (Bosnie-Herzégovine - 17 novembre 1993) :





- Aérogramme en franchise expédié par un sergent du Bataillon de génie de Kakanj (Bosnie-Herzégovine - 21 juillet 1995), adressé au capitaine commandant la batterie de commandement et de logistique du 53ème Régiment d'artillerie de Vieux-Brisach (Allemagne) :





- Aérogramme en franchise expédié par un brigadier-chef de l'escadron blindé du Bataillon d'infanterie n° 5 de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine - 04 août 1995) :





- Aérogramme en franchise expédié par un maréchal des logis du Bataillon de génie de Kakanj (Bosnie-Herzégovine - 23 octobre 1995), adressé à un capitaine du 5ème Régiment de commandement et de soutien de Landau (Allemagne) :



04 août 2008

La marque postale "BATIMENT DESARME" (suite)



Enveloppe adressée au Commandant du Bâtiment océanographique Jean CHARCOT, via le bureau postal naval de Paris, qui l'a retournée à l'envoyeur après y avoir apposé au recto son cachet "Bâtiment désarmé" et, au verso, son timbre à date (21 février 1991)



Enveloppe adressée au Chef de l'agence postale navale du Porte-avions CLEMENCEAU et retournée à l'envoyeur par le bureau postal naval de Paris qui y a apposé, au recto, son cachet encadré "BATIMENT DÉSARMÉ" et, au verso, son timbre à date (08 novembre 2000)

03 août 2008

La marque postale "BATIMENT DESARME"

De nombreux courriers sont adressés à des bâtiments de la Marine nationale qui ont fait l'objet d'un désarmement.

Un certain nombre d'établissements postaux militaires de la marine (bureaux postaux navals et agences postales militaires de la marine) ont donc été dotés d'une marque accessoire avec mention "BATIMENT DESARME", destinée à être apposée sur les correspondances retournées à l'envoyeur.


Courrier officiel en franchise de la Base opérationnelle de la Force océanique stratégique (BOFOST) de Brest avec timbre à date de l'agence postale militaire de la marine "29240 BREST SOUS MARINS MARINE" (17 mars 1988), adressée au Vaguemestre de l'Escorteur d'Escadre GUEPRATTE, via le bureau postal naval de Paris
L'enveloppe a été retournée à l'envoyeur par l'agence postale militaire de la marine "83800 TOULON SECTEUR MARINE", qui y appose au recto son cachet encadré "BATIMENT DESARME" et, au verso, son timbre à date (25 mars 1988)


Petit historique de l'Escorteur d'Escadre Guépratte (tiré du site internet Netmarine) :

Douzième d'une série de 18 escorteurs d'escadre, le Guépratte fut conçu comme escorteur antiaérien avant d'être refondu anti-sous-marin. Mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en août 1953, lancé le 8 novembre 1954, il est admis au service actif le 6 juin 1957.

Le 14 décembre 1966 est contitué le Groupe Naval d'Essais de Missiles (Groupe M). Ce groupe travaille au profit du Centre d'essais des Landes et étudie le comportement des engins balistiques. Il comprend l'escorteur d'escadre Guépratte, Le Savoyard, Le Basque (remplacé plus tard par Le Breton), et la 24ème division de dragueurs de mines.

Sa refonte en bâtiment anti-sous-marin est effectuée à l'arsenal de Brest d'août 1968 à août 1970.

A son désarmement le 5 août 1985, il avait parcouru 640 000 milles en 2600 jours de mer. Sa coque prit le numéro de désarmement Q643 le 13 mars 1986. La coque du Guépratte est coulé le 9 novembre 1994 par deux missiles Exocet AM39 tirés par un avion de patrouille maritime Atlantic de la flottille 23F et par un Super-Etendard.

L'escorteur d'escadre Guépratte fut le premier bâtiment à porter ce nom, mais le nom du vice-amiral est repris de nos jours par la frégate furtive Guépratte (du type La Fayette).